« Il faut croire en son projet »

Odile, conseillère à la Cité des métiers, nous explique l’importance des questions de formation, initiale et tout au long de la vie.

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Quelles sont les questions que l’on vous pose le plus souvent ?

Les usagers viennent assez rarement me poser des questions ouvertes. Ils cherchent une formation, mais ne savent pas toujours laquelle, ni en énoncer l’objectif. Ils s’interrogent sur les modalités de sa mise en œuvre et son financement.

Les publics que j’accueille sont des jeunes en recherche de projet, des salariés et demandeurs d’emploi intéressés par une reconversion professionnelle, soit à la suite d’une perte d’emploi, soit parce qu’ils ne se sentent pas bien dans leur travail. Ce sont aussi des personnes éloignées de l’emploi qui souhaitent s’insérer dans le monde professionnel. Souvent, ils se sentent un peu seuls dans leur démarche. Ils viennent aussi confronter leurs idées, et recherchent un soutien, un encouragement.

 

Quelles solutions proposez-vous ?

Les usagers se présentent souvent en énonçant leur situation sous l’angle d’un problème, avec une vision assez peu optimiste de la concrétisation de leur projet.

Ma première solution, c’est de les encourager à croire en eux et en leurs projets. Ils peuvent se le permettre car il existe un panel assez large d’organismes de formation, d’un réseau de structures d’information, et de droits dont ils peuvent bénéficier.

Je suis d’ailleurs souvent surprise de constater à quel point les usagers méconnaissent leurs droits, alors même que le secteur de la formation est un domaine professionnel structuré. Il est indéniable que la formation est un outil majeur pour le maintien en emploi, pour l’évolution et l’insertion professionnelle.

 

Les questions de formation sont tout de même complexes ?!

C’est vrai que le secteur de la formation professionnelle est souvent décrit et perçu comme « opaque », « nébuleux ». Même s’il existe une grande diversité d’opérateurs et d’acteurs oeuvrant dans ce secteur, il existe heureusement des outils, des lieux qui facilitent la recherche d’une offre sur un territoire. La Cité des métiers en fait partie.

 

 

Alors concrètement, comment faire pour évoluer ?

L’un des bons moments pour se poser la question est l’entretien annuel d’évaluation avec sa hiérarchie. C’est le moment où l’on peut parler des formations ou des évolutions que l’on souhaite avoir. Le salarié qui a un projet ne doit pas hésiter à bien préparer cet entretien, en se renseignant en amont sur les formations qui correspondent à ses souhaits ou son projet.

Les salariés qui pensent qu’évoquer en entretien une évolution professionnelle nécessitant un accès à une formation est délicat peuvent, pour leur part, trouver une personne externe dans leur réseau où une structure dédiée auprès de laquelle parler de leur projet.

 

La formation initiale a-t-elle encore une importance ?

Bien évidemment. La formation initiale est un socle nécessaire pour avoir les horizons les plus ouverts possibles. Et l’obtention d’un diplôme est aussi une étape qui permet de renforcer la confiance en soi. Ceci dit, le discours qui met en opposition la formation technique et générale me laisse quelque peu perplexe. Les formations professionnelles techniques ne valent pas moins que les formations dites générales. Qu’il s’agisse de formation initiale ou continue, il faut sortir des idées reçues, et mettre au service de son projet personnel et professionnel l’ensemble de ses connaissances et compétences que tout à chacun possède bien entendu.

 

Des conseillers à votre service

La Cité des métiers du Val-de-Marne, c’est des conseillers qui répondent à vos questions liées à une recherche de formation, de financement, à une meilleure connaissance de vos droits et des dispositifs existants, et aux questions d’orientation ou d’évolution professionnelle.

A la Cité des métiers, vous pouvez rencontrer ce conseiller sans prendre de rendez-vous, et c’est gratuit !